Escapade rétro de printemps : profiter du Var avant l'invasion

Le printemps en Provence est ce moment bancal où les terrasses se remplissent, mais où les cars de touristes n'ont pas encore envahi Cassis et Bandol. C'est précisément là qu'une escapade en cabriolet ou en voiture ancienne dans le Var devient un luxe intelligent plutôt qu'un cliché de carte postale.

Printemps 2026 : la saison des "micro‑fugues" bien méritées

On va être honnête : après trois ans de montagnes russes économiques, les gens n'ont plus envie d'un "grand voyage" qu'ils passeront à compter chaque dépense. Ce qui explose, ce sont les escapades de 2 ou 3 jours, rapides, ciblées, assumées comme des parenthèses.

Dans les réservations que nous voyons arriver pour mars‑avril entre Marseille et Toulon, un motif revient en boucle :

  • couples débordés qui veulent une vraie coupure avant l'été,
  • amis qui se retrouvent à mi‑chemin entre plusieurs villes,
  • parents d'ados qui cherchent autre chose qu'un week‑end de centres commerciaux.

Et surtout cette phrase, qui revient presque mot pour mot : "On voudrait voir la Provence sans la détester à cause de la foule." Entre Cassis, La Ciotat et Saint‑Cyr‑sur‑Mer, le printemps est exactement ça : la version respirable du littoral.

Pourquoi le printemps est l'allié naturel des cabriolets vintage

Oubliez l'image de la voiture décapotable coincée dans les embouteillages du 15 août. En réalité, la saison reine pour un vrai road trip accompagné en cabriolet vintage, ce sont les mois d'avril, mai et tout début juin.

Des températures enfin compatibles avec le plaisir de rouler

Entre 18 et 24°C en journée, il se passe quelque chose de très simple : on peut rouler décapoté sans cuire. Les routes qui longent les vignes de Bandol ou montent vers les villages perchés du Castellet et de La Cadière d'Azur reprennent du sens.

Là où, en été, on subit la chaleur dans l'habitacle, au printemps on redécouvre :

  • l'odeur des pins et du maquis qui remonte dans les virages,
  • le contraste entre l'air encore frais du matin et la tiédeur de l'après‑midi,
  • le plaisir de s'arrêter à un point de vue sans se battre pour une place.

C'est anecdotique ? Non. Sur une journée entière, ce confort change complètement la perception d'un véhicule ancien qui n'a ni climatisation ni aides modernes.

Des routes vivantes, mais pas saturées

Sur la corniche qui relie La Ciotat à Saint‑Cyr‑sur‑Mer, il y a une différence abyssale entre un mercredi d'avril et un samedi d'août. Au printemps :

  • les locaux vivent à un rythme normal,
  • les professionnels du tourisme ont du temps pour parler,
  • vous pouvez improviser une halte sans vous faire klaxonner.

Pour une location de voiture de collection, c'est crucial : vous n'êtes pas venu pour jouer les pilotes dans un embouteillage interminable, mais pour goûter ce mélange de lenteur et de liberté que les seventies incarnaient si bien.

Construire une vraie escapade, pas un marathon instagrammable

Le problème de beaucoup de week‑ends "rétro" vendus en ligne, c'est leur côté catalogue : 12 spots en 48 heures, 300 km de route, zéro respiration. On rentre avec 200 photos et aucune scène dont on se souvienne vraiment.

Entre Marseille et Toulon, il est possible de créer l'exact inverse : un séjour court mais dense, avec peu de lieux, peu de kilomètres, et beaucoup de temps à ne rien faire d'autre qu'être là.

Jour 1 - Prendre la route sans se prouver quoi que ce soit

Imaginons un couple qui arrive un vendredi matin à Saint‑Cyr‑sur‑Mer pour récupérer une 2CV ou une Fiat 500. Au lieu de foncer jusqu'à Saint‑Tropez, on peut très bien :

  1. remonter tranquillement vers le Castellet par les petites routes ;
  2. faire une première pause café sur la place du village, sans aucun "must see" à cocher ;
  3. redescendre par une route différente vers les vignes de Bandol, en laissant la voiture prendre son temps.

On termine la journée par un dernier arrêt au‑dessus de la calanque de Port d'Alon, moteur coupé, simplement pour écouter le silence et le ressac au loin. C'est basique, mais étonnamment rare.

Jour 2 - Entre vignes, mer et villages perchés

Le lendemain, on peut articuler la journée autour d'un wine tour en Provence léger :

  • visite d'un domaine AOC Bandol le matin, avec une vraie discussion avec les vignerons ;
  • pique‑nique chic improvisé (ou réservé) à l'ombre des oliviers ;
  • retour vers la mer par une route qui surplombe la Méditerranée, cheveux au vent.

On aura parcouru quoi, 80 km ? Peut‑être moins. Mais chaque tronçon aura eu son atmosphère propre, sa lumière, son rythme. La voiture ancienne n'est plus un gadget, elle devient le métronome du week‑end.

Quel cabriolet choisir selon votre façon de voyager

Le choix du modèle est loin d'être un détail. Il dit beaucoup de la façon dont vous voulez vivre votre escapade.

Pour les contemplatifs : la 2CV "Brigitte"

La 2CV, c'est l'anti‑voiture de performance. Sur les petites routes de la Sainte‑Baume, elle oblige à :

  • accepter de rouler doucement,
  • profiter du paysage entre Marseille et Toulon plutôt que de le traverser,
  • revenir à cette simplicité un peu désuète qui fait tout le charme du modèle.

Si votre objectif est de débrancher le cerveau, de rire à deux et de collectionner les salutations des passants, c'est probablement le meilleur choix.

Pour les esthètes : Coccinelle ou Fiat 124 Spider

La Coccinelle cabriolet et la Fiat 124 Spider ne jouent pas la même partition :

  • la première évoque immédiatement les seventies, Woodstock et les plages ;
  • la seconde convoque plutôt l'Italie, la dolce vita, un côté plus sportif.

Dans les deux cas, le printemps les met particulièrement en valeur : capote ouverte, lumière encore douce, arrière‑plans de vignobles ou de falaises sans la foule compacte de l'été.

Pour les passionnés de conduite : la MG "Jane"

Si vous avez envie de vraiment sentir la mécanique travailler, la MG cabriolet est une petite école de pilotage à elle seule. Le printemps permet de l'utiliser sur des routes encore libres, tôt le matin ou en fin de journée, quand la lumière rasante transforme la moindre épingle en scène de cinéma.

Partir à deux, à quatre... ou en petite bande

On sous‑estime souvent l'intérêt de vivre ce type d'escapade à plusieurs voitures. Trois couples, trois cabriolets différents, et la dynamique change totalement :

  • on échange les voitures au fil des arrêts,
  • on compare les sensations, les bruits, les positions de conduite,
  • on transforme chaque pause en petit moment de théâtre improvisé.

Les escapades accompagnées ont précisément été pensées pour ça : offrir un cadre, des itinéraires, un accompagnement discret, tout en laissant aux groupes la liberté de se raconter leur propre histoire entre mer et vignes.

Éviter les pièges habituels du week‑end de printemps

Parce qu'il ne suffit pas de choisir avril pour que tout devienne miraculeux, quelques erreurs reviennent sans cesse chez les visiteurs du Var.

Tout vouloir caler sur un pont surchargé

Les ponts de mai sont devenus une caricature : même ceux qui fuient la foule finissent par s'y engouffrer. Résultat :

  • tarifs qui grimpent,
  • routes saturées, même hors autoroute,
  • tension permanente, contraire à l'idée même de fugue rétro.

La vraie astuce ? Viser les week‑ends juste avant ou juste après les grands ponts. Vous aurez quasiment la même météo, avec deux fois moins de monde sur Port d'Alon ou au pied du Cap Canaille.

Se laisser dicter son trajet par Instagram

La tentation est grande : on aligne les "spots" les plus likés et on essaie de tout enchaîner. Cassis, calanques, Bandol, Sanary, Marseille, Aix... en deux jours. C'est la garantie d'une chose : vous ne verrez rien, sinon des parkings.

Un bon itinéraire de printemps se conçoit plutôt comme un haïku : peu de mots, beaucoup de silence entre. Trois lieux forts, reliés par des routes qui comptent autant que les arrivées. Les pages Activités et Wine Tour du site en donnent déjà quelques pistes, mais ce sont les détours improvisés qui feront le vrai récit.

Et si ce week‑end rétro était votre répétition générale de l'été ?

Une idée que j'aime bien proposer à ceux qui débarquent pour la première fois : considérer cette escapade de printemps comme un "test grandeur nature" de la région. Vous repérez les villages qui vous parlent vraiment, les domaines où vous voudrez revenir, les plages à éviter en saison.

Vous revenez peut‑être l'été avec les enfants ou des amis, mais vous ne subissez plus la région, vous la connaissez déjà un peu, vous savez quels endroits méritent vraiment un retour, et lesquels resteront pour vous associés à la lumière de ce premier week‑end.

Si vous sentez que le moment est venu pour une vraie parenthèse - pas une course contre la montre maquillée en vacances - jetez un oeil à nos offres de location de cabriolets anciens et à nos escapades accompagnées. Entre Cassis, Bandol et Saint‑Cyr‑sur‑Mer, le printemps a encore cette capacité rare : vous laisser respirer, et peut‑être, enfin, lever le pied.

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